mercredi 15 juillet 2009

MON ENFANT, QUE VEUX TU QUE VEUX-TU QUE JE FASSE POUR TOI?



"Avant la fête de la Pâque, Jésus, sachant que son heure était venue de passer de ce monde à son Père, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu'au bout. Au cours d'un repas, sachant que le Père avait tout remis entre ses mains et qu'il s'en allait vers Dieu, il se leva de table, déposa ses vêtements, et prenant un linge, il s'en ceignit. Puis il mit de l'eau dans un bassin et il commença à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge dont il était ceint.

Il vint donc à Simon Pierre qui lui dit : "Seigneur, toi me laver les pieds !" Jésus lui répondit : "Ce que je fais, tu ne le sais pas à présent, par la suite, tu comprendras". Pierre lui dit : "Non, tu ne me laveras pas les pieds. Jamais!" Jésus lui dit : "Si je ne te lave pas, tu n'auras pas de part avec moi". Simon Pierre lui dit : "Seigneur, pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête !" Jésus répondit : "Celui qui a pris un bain n'a pas besoin de se laver, il est entièrement pur... " Quand il leur eut lavé les pieds... il leur dit : "Comprenez-vous ce que je vous ai fait ? Si je vous ai lavé les pieds, moi, le Seigneur et le Maître, vous aussi, vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. Je vous ai donné l'exemple pour que vous agissiez comme j'ai agi envers vous... Sachant cela, heureux serez-vous si vous le faites".


Jean 13, 1-15


MON ENFANT, QUE VEUX TU QUE VEUX-TU QUE JE FASSE POUR TOI?

samedi 11 juillet 2009

Toi, moi... Nous!

L’enfant croit que le monde qui l’entoure existe quand il est là , mais qu’il disparaît lorsqu'il se trouve ailleurs…

La question peut évoluer avec l’âge : Le monde qui m’entoure n’existe-t-il donc que pour moi ? Dieu pourrait-il avoir conçu le monde uniquement pour la personne que je suis ?

Oui, la Création tout entière est faite pour chacun d’entre nous, personnellement. Comme si le Tout-Aimant avait conçu une œuvre pour son préféré, sa préférée. Toi, moi... Nous!

mercredi 24 juin 2009

Risquer!

Se mettre en route au gré du vent.

Oser l'inattendu.
Celui des fous, des marginaux et des farfelus.

Risquer.
Prendre le défi d'oser la Vie.

samedi 20 juin 2009

Embryon en bourgeon

Il suffira d’un souffle, léger.
Baiser méconnu, pourtant si proche.
Deux vies s’unissent, des corps se partagent.

C’est lorsque la vie germe que la révolution est en marche.
Du premier au dernier instant, tout ne sera que foulée.

Poussière devenue chair.
Désir devenu réalité.
Embryon en bourgeon.

lundi 8 juin 2009

les béatitudes


Heureux les pauvres… Un coupe de tonnerre dans un ciel bleu. Ah mais, ils n’allaient pas laisser passer ça ainsi. La plaisanterie était un peu forte. Il exagérait… Il y avait des enfants à préserver de ces sornettes, où allait-on ?

Hélas les apôtres eux-mêmes allaient avoir bien de la peine à digérer ce découronnement-là, à accepter ce renoncement-là. À l’Ascension, la dernière scène du dernier acte de Son aventure visible avec eux, quelle serait leur parole ? « Quand est-ce qu’on s’installe ? » Douze trônes. Douze bonnes installations spirituelles. Douze confortables céleste récompenses. Douze sièges. Douze palmes ?

Mais le Christ, là-bas, continuait Sa description des attributs de Dieu.

Heureux ceux qui pleurent. Ce qui signifie : Heureux ceux qui sont incapables d’être contents tout seuls, heureux ceux qui ne se suffisent pas, heureux ceux à qui il ne suffit pas de se sauver.

Ne comprenons pas : heureux ceux qui pleurnichent. La joie est aussi un attribut de Dieu. « Père… qu’ils aient la plénitude de ma joie ». Mais il y a une tristesse selon Dieu –Saint Paul en parle- qui consiste à ne pas supporter l’injustice. Et l’injustice c‘est que les hommes se perdent par notre faute. Si devant toute l’injustice, toute l’amertume, toute la misère du monde nous ne sommes pas atterrés de notre inefficacité, nous ne sommes pas dans la Béatitude, nous ne sommes pas dans l’état où cela met Dieu.

Heureux ceux qui ne peuvent pas ne pas être bouleversés par le malheur, par le péché, par la souffrance, par l’ignorance, par l’aveuglement, par l’écrasement des autres, heureux ceux qui sont accablés par leur impuissance à soulager les autres. Heureux ceux qui sont obsédés par le désir de changer le monde et d’aider à le sauver.

Heureux les doux. Ne comprenons pas : Heureux les nouilles. Heureux les doux, cela signifie : heureux les tenaces. Les patients. Ceux qui savent beaucoup endurer, beaucoup souffrir, mais qui ne lâchent pas. Ceux qui savent plier et ne pas rompre au gré de leur colère. Ceux qui savent attendre. Ceux qui savent croire dans les ténèbres à ce qu’ils ont vu dans la lumière.

Un doux c’est le contraire d’un révolté. Le révolté, dans la difficulté, abandonne. Le doux persévère. Les installés, qui sont pourtant aussi toute le contraire des révoltés, abandonnent aussi. Pour d’autres motifs. Ils profitent. Les révoltés tentent de détruire ce dont ils ne profitent pas. Entre les deux, il y a les doux, qui savent qu’ils ne peuvent lâcher à aucun prix, qu’il faut miser sur Dieu, compter sur Dieu, tenir bon et espérer.

Heureux ceux qui ont faim et soif de justice, de cette justice qui en langage biblique est a peu près synonyme de vérité. Justesse. Cette faim-là, cette soif-là, elles vont fameusement nous désinstaller. « Pars, quitte… », il nous faudra sortir, perpétuellement. Sortir : de notre milieu, de nos habitudes, de tout. Il nous faudra faire des choses qu’on a jamais faites chez nous : c’est terrible. Nous n’avons plus où reposer la tête. Plus une approbation, plus un lieu où se sentir encouragé, suivi, porté par un passé rassurant et complice. Ah nous sommes rudement critiqués quand nous nous laissons critiquer par la parole de Dieu. Chacun donne son avis. Défavorable. « A longueur de jour ils me disent : Où est-il ton Dieu ? » (psaume 41). Car les échantillons de Terre promise a fournir pour faire taire l’opposition… Dieu ne les donne généralement pas. Abraham n’y a eu que son tombeau.

Heureux les miséricordieux. Heureux ceux qui savent pardonner. Ce qui revient à dire : heureux ceux qui sont capables d’initiatives. Car il n’y a rien de plus révolutionnaire que quelqu’un qui dans un conflit, tout à coup, pardonne ! Nous avons tous l’habitude invétérée d’être des singes. Il m’a fait ça ? Je lui fais ça. La même chose. Ou l’équivalent. On n’en sortira plus. On a pour toujours établi un cercle infernal où, calmement, froidement, on tourne en rond. Quel progrès pourrait s’accomplir puisque nous avons comme de commun accord, décidé une fois pour toute de rester sur nos positions ?

Il n’y a qu’une seule issue : qu’un des deux ait l’idée prodigieuse de commencer à aimer l’autre qui ne l’aime pas, alors on crée du neuf (…)

Heureux les artisans de paix : heureux ceux qui ne se résignent pas aux états de guerre, aux disputes sans dénouement. Heureux ceux qui ne se résignent pas à dire : « Il n’y a rien à faire ». Qu’on ne s’y trompe pas : paix ne signifie nullement tranquillité (…)

Heureux les persécutés : c’est tout simplement ceux que Dieu a déjà commencé à désinstaller, ceux qui accueillent le libération de Dieu. Ceux que Dieu aime tant qu’Il n’a pas la patience de les attendre plus longtemps : il a tant hâte de les voir, désinstallés, près de lui qu’Il préfère commencer le travail lui-même, qu’Il les désisnstalle lui-même d’urgence ! Et notre enthousiasme à nous jeter dans les bras de Dieu est habituellement si tempéré que la seule chance que cela aille un peu vite est, est en effet, qu’Il nous y jette lui-même (…)

Dieu est don. Le Père n’a joie qu’à donner. Le Fils n’a joie qu’à recevoir et à rendre. « Père, tout ce qui est à toi, est à moi. Et tout ce qui est à moi est à toi. »



Louis Evely, « C’est toi cet homme », pp. 86-93

lundi 13 avril 2009

Je crois, moi non plus!


Beaucoup me disent ne pas croire - ou ne plus croire - en Dieu.
Parfois, spontanément, la discussion va plus loin et une question de fond pointe à l'horizon :

Quel est le Dieu en lequel je crois? Quel est le Dieu en lequel je ne crois pas?

Souvent, lors de ces temps d'échange, je me retrouve aussi athée qu'eux du dieu qu'ils refusent et certains se découvrent profondément croyants en ce Dieu de Jésus-Christ qui me fait Vivre.


Au sein de nos Eglises, beaucoup d'idoles portent le nom de "Dieu", alors qu'elles ne sont - justement - que des veaux d'or.

Nos églises dites traditionnelles se vident. Ne tentons pas de convertir ceux qui les désertent pour remplir à nouveau nos bâtiments. Laissons ces personnes nous remettre en question, nous réformer, nous convertir. Ils nous aideront toujours plus aller à la rencontre du Dieu de la Vie!

L'innatendu de Dieu suivra



dimanche 12 avril 2009

Je crois en Dieu parce que je crois en l'homme


"Je crois en Dieu parce que je crois en l'homme" disait Maurice Zundel.

Je veux redire aujourd'hui cette certitude : la foi en Dieu ne va pas sans une foi profonde en la personne humaine.

Croire en l'homme - personne humaine - c'est déjà commencer à croire en Dieu, à toucher Dieu.




lundi 6 avril 2009

Les lapins sont si loin...

Nous marchons au milieu d'événements  divers et variés : naissances, morts, réjouissances, deuils, blessures, déceptions, émerveillements... Pourtant, notre existence est habitée par Quelqu'un qui vient nous chercher et nous révéler à la Vie.

Coeur du mystère de Pâques. Les lapins sont si loin...


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lundi 30 mars 2009

explosion de Créativité


Il y a tant de moyens de prier, me rappelait une amie. Alors, laissons jaillir notre créativité communicative, afin d'ouvrir des voies nouvelles de Silence habité!

vendredi 27 mars 2009

L'acte le plus efficace...

"L'acte le plus efficace dont nous soyons capables c'est la prière. C'est là, dans cette passivité active, que tout se décide, que tout s'élabore. Ce qui se fera effectivement, par nous, c'est dans ces moments d'ardente disponibilité silencieuse que Dieu aura pu en préparer l'éclosion. Il s'agit en effet à ce niveau de nous, que nous ne connaissions pas, où tout notre devenir s'enracine et se nourrit."

Louis Evely dans "c'est toi cet homme", DDB

mercredi 25 mars 2009

C'est mon jour de lessive!



J'ai emménagé depuis presque trois semaines dans un charmant petit immeuble. Comme dans beaucoup de collectivités d'appartements, nous avons une buanderie avec chacun une demi-journée de lessive pour investir le local.

La première semaine je n'étais pas initié, n'avais pas le planning et les codes nécessaires pour y accéder et ainsi faire reluire mes habits. La deuxième, j'étais en déplacement sur Paris... Enfin, ce matin-là, de 07h00 à 14h00, mon jour de lessive a sonné! Disons mon bout de matinée, car je travaille dès 11h30. Le temps m'est compté...

Lever 08h00: tout est calculé pour la première fournée à 08h05 et la fin de la dernière à 11h00. C'est qu'il y a de quoi laver si je ne veux pas être nu les jours qui viennent!

Je descends les escaliers vers la terre promise, cherchant l'équilibre sous une montage d'habits sales... Et surprise, tous les fils de séchage sont pris! Je relativise "chrétienement" et me penche enfin vers la machine tant attendue... Qui est au tout début d'un beau programme lavage! C'est vraiment trop... Je suis résolument fâché!

Je remonte en marmonnant et pose sur papier-non sans un malin plaisir-un mot bien ficelé afin d'expliquer ma situation à l'outrecuidant voisin. Je le pose ensuite bien en évidence sur le tambour. Enervé, je m'en retourne chez moi espérant bien avoir la chance de tirer les oreilles du malheureux...

Et pourtant en moi, parallèlement à la rage première, viennent résonner de drôles de sons... comme des paroles de pardon et de bénédiction... Etonnant! : 

Et si tu bénissais ton "malfaiteur"? Et si tu te mettais en route pour tenter de pardonner à cet insouciant personnage?... Cela ne te rendrait-il pas plus libre et plus heureux?

Les conseils d'une amie me reviennent alors: donner à Dieu ma colère, demander à Celui qui m'anime la joie de pardonner et... tenter de bénir-dire du bien sur-la personne qui me met en colère ou me blesse... Tout un programme!

dimanche 22 mars 2009

L'oraison sur le monde

Oser "l'oraison sur l'homme"-comme aimait dire Maurice Zundel-c'est accueillir et contempler Dieu au coeur de ma vie, de ses événements. Des visages, des sons et des odeurs qui la constituent.

L'oraison sur l'homme-personne humaine-est une oraison sur le monde. Profonde contemplation de ses zones de lumière et d'ombre.

Prendre la Parole-par exemple un psaume-et laisser y venir ce et ceux que je porte. Les déposer là. Simplement.

En oraison, ne jamais oublier  de tenir toujours ouverts sa Bible dans la main gauche et son journal dans la main droite. C'est révéler, confronter, l'actualité à l'Actualité de la Parole.

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Dieu est celui qui sert

"Dieu est celui qui sert. Ce n'est pas toi qui va t'occuper de Dieu, c'est lui qui s'occupe de toi. Il te sert, il te lave les pieds. Et toi, tu le laisses te nourrir, tu le laisses se déployer en toi. Ainsi tu le rends présent aux autres."

Louis Evely



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samedi 21 mars 2009

L'oraison sur l'homme

"La véritable prière du chrétien, l'oraison spontanée du disciple de l'Evangile, c'est une oraison sur la vie, c'est une oraison sur l'homme (...) L'oraison sur l'homme... Oui, c'est cela: donner à l'homme toute sa taille, toute sa grandeur, faire crédit en lui à l'oeuvre de la grâce, savoir qu'aucun ne peut être en dehors de Dieu, en dehors de Jésus-Christ, en dehors de l'Eglise de Jésus-Christ, ce qui est la même chose! Aucun ne peut être en dehors de l'Amour qui n'est qu'Amour.

Et la prière du chrétien et le regard du chrétien ne peuvent être étrangers à aucun, il s'agit donc constamment, du matin au soir et du soir au matin, dans la mesure où nous veillons, il s'agit constamment d'entrer dans cette oraison sur la vie et sur l'homme. Alors, la prière devient vraiment la respiration de toute l'existence! Non pas une prière à laquelle on se force, une prière stéréotypée, mais cette prière toujours nouvelle que suscite chaque visage dans sa diversité, chaque visage quand on veut l'accueillir avec respect, quand on veut communier-à travers lui- à la Présence du Seigneur."
Maurice Zundel, homélie "je crois en Dieu parce que je crois en l'homme", Lausanne 1962

mardi 17 mars 2009

Le Dieu de la Samaritaine

Un jour, Jésus rencontre une femme qui puise de l'eau. Il lui demande à boire. Lui, la Source d'eau Vive. Au fil de la rencontre, il dit: "si tu savais le don de Dieu, c'est toi qui lui aurais demandé à boire et il t'aurait donné de l'eau Vive".

Rencontre en vérité entre Dieu fait homme et cette femme à la vie sentimentale bien perturbée. Jésus la connaît réellement et voit en elle plus grand qu'elle. Comme s'il lui disait : "Tu vaux plus que ton prix".

Jésus ne refuse pas de donner son eau Vive, sa Joie, sa pleinitude à cette femme qui a changé tant de fois d'homme. C'est lui même qui le propose.

Combien d'entre-nous auraient su accueillir cette femme dans sa faiblesse, en voyant le meilleur en elle? Question brûlante d'actualité que le chrétien doit se poser face à tant d'hommes et de femmes de notre temps.

vendredi 13 mars 2009

Pataugeoire









Arrêt à Montmartre. Agrémenté d'un café grandiose, le lieu devient pataugeoire d'Eternité. Santé!

jeudi 26 février 2009

Dieu au coeur de nos vies!

Le temps court et nous avec.
L'Esprit, quant à lui, nous visite sans cesse.

Au temps de relecture, un fil rouge apparaît tel le sillage du semeur.
Marque de fidélité de ce Dieu qui nous précède sur ses chemins.
Dieu au cœur de nos vies... diverses et variées!

samedi 14 février 2009

Sacré Benoît !

Sacré Benoît ! Il faut dire que le plus bavarois des souverains pontifes n’a pas bonne presse ces derniers temps. Un livre, « Benoît XVI, le pape incompris » à même abordé ce sujet délicat.

Avouons-le, entendre les propos négationnistes d’un évêque traditionnaliste fraîchement réintégré –parmis trois autres- par le pape, ne pouvais que scandaliser à juste titre l’opinion publique et surtout, nos sœurs et frères juifs. Pourtant, il est bon de rappeler que l’évêque de Rome a personnellement réagit à plusieurs reprises, rappellant sa totale et indiscutable solidarité avec le grand peuple juif et ce qu’il a dû endurer par le passé. Récemment, un échange entre Benoît XVI et la Chancelière allemande Angela Merkel, peut nous rassurer. Durant cet entretien, ils ont réaffirmé leur « commune et profonde adhésion à l’avertissement toujours valable que la Shoah représente pour l’humanité».

Alors sur quel pied devons nous dancer avec Benoît XVI ? Est-il un pape négationniste ? Certainement pas. Ne savait-il pas pour les tendances de Williamson ? Peut-être bien… Une chose est sûre : il s’est fait avoir, ne prévoyant pas de tels propos publiques et médiatisés juste après la levée de l’ex-communication.

Ex-communication… Un mot qui réveille frayeurs et blessures! Mais qu’en est il réellement ici? Il semble que le terme réintégration soit extrêmement dangeureux, voir même trompeur. Notre cher Benoît a, avant tout, levé une ex-communication, ce qui est signe de sa volonté d’entrer dans un chemin de dialogue et de conversion vers l’unité, mais n’est en aucun cas un signe de pleine communion. Pour faire simple, l’unité n’est pas encore rétablie entre Rome et Ecône.

En relisant l’histoire, on apprend que cette rupture date de la fin du Concile Vatican II, une époque de grandes et bénéfiques réformes dans l’Eglise catholique. Effectivement, l’évêque français Mgr Lefèbvre, refusant les avancées conciliaires, avait alors provoqué un schisme en ordonnant plusieurs évêques sans autorisation vaticane. Ce qui créa la Fraternité traditionnaliste Saint Pie X à Ecône, puis dans d’autres régions du monde.

Une fois notre peur d’avoir un pape négationniste estompée, notons que le souci de Benoît XVI est avant tout pastoral, profondément biblique et peut-être peu diplomatique au sens habituel du terme : travailler à l’unité de l’Eglise à l’image du bon berger qui donne sa vie pour ses brebis. Ce pasteur qui, lorsqu’une brebis est perdue, laisse le reste du troupeau pour la retrouver et la soigner. Sauf que cette brebis perdue n’est pas forcément celle de nos illustrations bibliques pour enfants. Elle n’est pas toujours toute jolie et toute rose…

Oui, beaucoup ne comprennent pas la démarche du pape. Ce qui est tout à fait compréhensible, car le travail pour l’unité qui est abordé ici est marche de funambule sur ligne de rasoir : faire, avec le temps, accepter les essentielles réformes du Concile Vatican II à des chrétiens aux tendances pharisiennes. Réformes qui –faut-il le rappeler ?- , invite entre autres à l’ouverture au monde, à l’oecuménise et au dialogue interreligieux, justement…

Terminons par une autre parabole biblique : Le bon grain et… l’ivraie. De la mauvaise herbe pousse dans un champ de grains. La réaction première serait d’enlever toutes ses inutiles herbes pour sauver les pousses prometteuses. Mais non, les arracher pourrait mettre en péril la survie et la croissance du bon grain. Le Maître du champ invite alors les ouvriers à laisser croître ce dernier ainsi que l’ivraie, afin de ne pas perdre les valeureuses germes. Ensuite, au jour de la moisson, viendra le temps de couper ce qui ne vaut rien et de le jeter au feu…

Et si, au milieu de tous ces traditionnalismes, ces intégrismes mauvais pour la croissance de Dieu en l’homme, y avait-il quelques bon grains -aussi bien cachés soient-ils - qui n’attendent qu’une seule et unique chose : Croître et porter du fruit ? Que celui qui a des oreilles, qu’il entende !

Matthias Rambaud

NB En terminant ces quelques lignes, on m’informe que l’évêque négationniste Williamson a été relevé de sa charge de directeur de séminaire par la Fraternité Saint Pie X elle-même. Le jour où le moissonneur sort pour la moisson aurait-il déjà sonné ?

jeudi 29 janvier 2009

Humour!

 
Pour faire une petite pause récréative, voici de la vidéo à la place de texte: Une série vraiment drôle nous parle de Saint Pierre... qui a perdu les clefs du Paradis... Un délice.

Imprégné

Dieu crée sans cesse l'homme à son image. 
Imprégné de son créateur.
Pas d'exception.

Le Souffle de Dieu se donne donc aussi par le plus athée d'entre nous.
Que celui qui a des oreilles, qu'il entende!
***
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mercredi 28 janvier 2009

La vie

La vie est joie d'une multitude de relations.
Relations qui sont toujours combat pour l'unité, le pardon, l'amour.
Rien n'y est jamais acquis,
mais tout est a-venir!

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lundi 26 janvier 2009

Résurrection

Voici, chers lecteurs, un merveilleux texte de Christian Bobin, extrait de son très bon livre "Ressusciter" chez Folio.

"Au moment de la communion, à la messe de Pâques, les gens se levaient en silence, gagnaient le fond de l'église par un allée latérale, puis revenaient à petits pas serrés dans l'allée centrale, s'avançant jusqu'au choeur où l'hostie leur était donnée par le prêtre barbu portant des lunettes cerclées d'argent, aidé par deux femmes aux visages durcis par l'importance de leur tâche- ce genre de femmes sans âge qui changent les glaïeuls sur l'autel avant qu'ils ne pourrissent et prennent soin de Dieu comme d'un vieux mari fatigué. 
Assis au fond de l'église et attendant mon tour pour rejoindre le cortège, je regardais les gens- leur vêtements, leurs dos, leurs nuques, le profil de leurs visages. Pendant une seconde ma vue s'est ouverte et c'est l'humanité entière, ses milliards d'individus, que j'ai découverte prise dans cette coulée lente et silencieuse: des vieillards et des adolescents, des riches et des pauvres, des femmes adultères et des petites filles graves, des fous, des assassins et des génies, tous raclant leurs chaussures sur les dalles froides et bosselées de l'église, comme des morts qui sortaient sans impatience de leur nuit pour aller manger de la lumière. 

J'ai su alors ce que serait la résurrection et quel calme sidérant la précéderait. Cette vision n'a duré qu'une seconde. 
À la seconde suivante la vue ordinaire m'est revenue, celle d'une fête religieuse si ancienne que le sens s'en est émoussé et qu'elle ne demeure plus que pour être vaguement associée aux premières fièvres du printemps."

dimanche 25 janvier 2009

Vivants!


La Gloire de Dieu, n'est rien d'autre que Sa joie de rendre la femme et l'homme Vivants.

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samedi 24 janvier 2009

Première étape

Accéder à son être intérieur, c'est toucher Dieu. Boire à la Source qui unifie tout homme.

jeudi 22 janvier 2009

Et si la vie chrétienne était tout autre ?

Beaucoup vivent, perçoivent ou présentent la foi chrétienne comme une religion d’interdits et d’obligations.

Beaucoup présentent ou même vivent l’Eglise avant tout comme une soumission à une structure sévère, régnant sur des esprits dociles et formatant ceux-ci par des dogmes et des institutions.

Et si rejeter une telle déformation de la vie chrétienne, ecclésiale, était signe d’une réelle santé spirituelle ?

Et si la vie chrétienne était tout autre ? Un mystère de fréquentation avant toute chose ?


Il ne suffira pas de me dire "Seigneur Seigneur » pour entrer dans le Royaume des Cieux; entrera Celui qui fait la volonté de mon Père des Cieux.
Beaucoup me diront en ce jour-là : « Seigneur, Seigneur, nous avons prophétisé en ton nom, nous avons chassé les démons grâce à ton nom ; nous avons fait par ton nom beaucoup de miracles ». Mais alors je leur dirai en face : « Je ne vous ai jamais connus, éloignez-vous de moi vous qui travaillez pour le mal... ».


Cette parole de Jésus peu paraître un peu dure au premier abord, c’est vrai. Et pourtant, c’est ici que tout bascule.

Soyons attentifs… Jésus dit Je ne vous ai jamais connus. Il ne dit pas, vous êtes fichus mauvais chrétiens ! Non, il dit bien je ne vous ai jamais connus. En d’autres mots : Nous ne nous sommes jamais rencontré, nous ne nous connaissons pas.

Pourtant, le Christ s'adresse à des personnes qui ont fait des miracles en son nom. Ils ont même chassé des démons… et il leur demande de s’éloigner de lui !
Pourquoi cela ? Serait-ce pour les punir ? Pour les écarter définitivement ? Non.

Jésus leur demande de s’éloigner, uniquement pour ne pas qu’ils le confondent avec ce qu’il n’est pas.

Le Dieu de Jésus-Christ n’est pas Celui pour qui il faille faire mille actions. Même si ce sont des miracles en son nom !
Il semble nous inviter à ce que nous fassions uniquement sa volonté.
Mais quelle est elle ? Celle d’un mioche égoïste ?

Heureusement, nous sommes bien aux antipodes de cela. En disant Je ne vous ai jamais connus, Jésus nous laisse percevoir la seule chose qu’il désire : vivre une relation personnelle avec chacun. Les actions, les miracles, les fruits prendront dorénavant source dans cette relation.

La vie chrétienne est un mystère de fréquentation.


mercredi 21 janvier 2009

La conversion

Un père du désert disait sur son lit de mort: "Mais, je ne suis pas encore converti!"

Le chemin du chrétien n'est pas blanc ou noir. Il est route de conversion perpétuelle. Passage sans cesse de ténèbre en résurrection.

Le chemin de la personne humaine est constante Visitation. Accueillir un Souffle fragile, Source nourrissant la terre aride des coeurs.

Dieu nous "désinstalle" sans cesse, écrivait Louis Evely!

lundi 19 janvier 2009

Le Silence



Le silence n'est pas monnaie courante. Parfois insupportable à celui qui l'avait déserté.

Être branché, informé, entouré, n'est pas chose mauvaise. Que de chances à saisir!

Une question s'impose pourtant à chacun: Sauras-tu encore faire silence?


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samedi 17 janvier 2009

Corps du Christ


Baptisé, tu es Corps du Christ.
Tu es plongé au Cœur du Mystère.
L’Eglise c’est toi, c’est moi, c’est nous.
Mais qui es-tu pour être Eglise ?
Es-tu un être parfait ?
Non, tu le sais bien.

Baptisé, tu es tout petit, tout pauvre.
Tout Sauvé dans ta petitesse.
Tout comblé de Merveilles.
Ces dons, sont-ils déposés en toi ?
Oui, tu le sais bien.

Baptisé, tu es Corps du Christ.
Quand tu calomnies ton frère, c’est l’Eglise que tu détruis.

Baptisé, tu es Corps du Christ.
Quand tu aimes ton frère, c’est l’Eglise que tu construis.

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vendredi 16 janvier 2009

Faire route avec le Christ...

Faire route avec le Christ.
Il est là, nous ouvre le chemin. Il nous précède.
Et pourtant, Jean le baptiste nous invite à préparer les Chemin de Dieu.

Voilà. Notre Dieu nous précède dans la préparation des chemins qu'il nous demande d'ouvrir pour sa venue.
Logique divine!

Ne l'oublions jamais: Dieu ne veut pas sauver l'homme sans l'homme.

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Si vous le désirez, vous pouvez rejoindre le groupe "je visite le blogodialogue" sur facebook: 

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jeudi 15 janvier 2009

Au coeur du monde!

Voici un texte que j'ai écrit il y plusieurs mois

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À l’heure où j’écris ces quelques lignes, deux jeunes de vingt-cinq et vingt-sept ans sont morts à quelques jours d’intervalle. Le premier s’est ôté la vie, le second l’a perdue dans un accident de la route.

Avec ces deux amis, j’ai pu vivre des moments intenses de foi, de partage et de rencontre avec celui que nous appelions Christ. Puis, les années ont passé… Nous nous sommes perdus de vue.

Je sais que le premier s’était éloigné de la communauté des croyants, je ne sais pas pour le second… Où se situent donc les murs de l’Eglise, quelles en sont ses frontières ? Ne sont-elles pas bien plus larges que nous pouvons l’imaginer? Y en a-t-il vraiment ?

J’affirme en tout cas une chose : ces frères dans le baptême et en humanité avaient tous deux Soif de Vivre, Soif de Parcourir, de Secourir le monde… Mais qui a su étancher cette quête d’Amour, d’Eternité ? Qui sont les Chrétiennes et les Chrétiens qui ont su, dans leur quotidien, leur montrer à nouveau la Source de la Joie ?

Nos églises se vident, des pans entiers de murs de ce qui faisait nos structures ecclésiales s’effondrent… Voulons nous, devons-nous vraiment nous agiter, nous épuiser pour masquer tant bien que mal cette crise immobilière et pastorale ?

Aurons-nous l'audace, comme disciples de Jésus-Christ, de nous lever, de nous mettre en route pour rejoindre les hommes et les femmes de notre temps là où ils sont ?
Au cœur du Monde…

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mercredi 14 janvier 2009

La vie est belle à en crever!

La vie est belle à en crever! Pas toujours rose, parfois morose. C'est vrai.

Et pourtant... dans chaque tempête, nuit intérieure , une lueur demeure.
Espérance.

Ne la vois-tu pas en toi ?
Cherche encore! Elle est toujours là. Germe prêt à grandir.

La vie est belle à en crever.

Sauras-tu la cultiver?

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145 personnes à ce jour ont rejoint le groupe "La vie est belle à en crever"
Vous pouvez le rejoindre aussi:

http://www.facebook.com/group.php?gid=66080460832

Jésus a vécu notre condition d’homme excepté le péché, la faute.

Le péché déshumanise alors que Jésus était pleinement homme.

Jésus a vécu notre condition d’homme excepté le péché, la faute.
Il a fait mieux.

Il a assumé notre faute. Il l’a prise sur lui… Jusqu'à être lui-même « coupé » de son Père…« Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? ».
Par ce don, il nous a "dé-coupé", il a rétabli la communication.

Oui, le péché déshumanise.
Jésus pleinement Dieu et pleinement homme divinise l’homme en l’humanisant.

Jésus a vécu notre condition d’homme excepté le péché, la faute. Il a fait mieux.

lundi 12 janvier 2009

La sainteté?

Qu'est-ce que la sainteté?

Qui est donc celui que l'on appelle saint? Un superman de la foi? Une personne dont la perfection est si grande, si élevée qu'elle ne peut que toucher Dieu?

Non. La sainteté est tout autre. 

Le saint est un pécheur réconcilié. Une personne imparfaite, comme moi. Quelqu'un qui se laisse pardonner, relever, réconcilier, unifier.

Le saint ou le mystique n'est pas "gazeux". Il est une personne profondément incarnée... Les pieds sur terre avec le Christ.

Comme disait quelqu'un : "Le parfait cherche la sainteté, le saint cherche Dieu"

samedi 10 janvier 2009

Sans toi ?

Sans Jésus, le Verbe, la Parole faite chair, pas d’Eglise Corps du Christ.

Sans l’Eglise, Peuple de Dieu en marche avec les apôtres, pas d’Ecritures, pas d’Evangile pour la femme et l’homme d’aujourd’hui.

Sans le cœur de la personne humaine, pas de Terre fertile pour faire fleurir aujourd’hui dans le monde le Germe de la Parole de Dieu.

vendredi 9 janvier 2009

Vivre dans l’Esprit

Vivre aujourd’hui dans l’Esprit Saint, ne serait-ce pas, avec la Parole, se mettre en marche comme Jean et Marie jusqu’au pied de la Croix ?


Ne serait-ce pas accueillir Jésus à la résurrection, comme les femmes venues au tombeau ?


Ne serait-ce pas faire de mon cœur un Cénacle où Jésus me dit : « n’aie pas peur, c’est moi ! » ?


Ne serait-ce pas tenter de vivre chaque jour la Pentecôte qui fut donnée aux foules ?

jeudi 8 janvier 2009

L'amour parfait chasse la crainte

Il n'y a pas de crainte dans l'amour, l'amour parfait chasse la crainte... Celui qui reste dans la crainte, n'atteint pas la perfection de l'amour. 
(1 Jn 4, 18)

Ne serait-ce donc pas cela la raison de vivre de toute personne humaine?  Un appel à la communion d'Amour? Non pas dans la crainte de l'autre et d'un Dieu lointain, mais dans un mystère de fréquentation?

Fréquentation d'une divine et humaine présence à travers ceux qui m'entourent. 

Fréquentation d'une divine et humaine présence à travers une relation à deux.

Fréquentation d'une divine et humaine présence dans un Silence qui se fait  Visite, Parole.

Fréquentation d'une divine et humaine présence dans la fraction du Pain.


lundi 5 janvier 2009

dimanche 4 janvier 2009

Je ne sais pas

Je ne sais pas prier.
Je ne sais pas m’y prendre,
Je ne sais pas prendre le temps.
Je fuis l’heure de la rencontre.

Je suis pauvre, démuni dans la prière.
Nudité dont je ne peux m’enorgueillir.
À cet instant même, mon cœur s’ouvre à sa visite.
Brèche dans l’aridité d’une roche.

vendredi 2 janvier 2009

Bonne Année dans le Vent!

Accueillir l’Esprit, le Souffle. Celui insufflé à Marie, petite Nazaréenne.
Comme elle, le laisser faire de mon être sa demeure.

Esprit de Jésus qui humanise.
Dieu se fait vraiment homme. Il marche, parle, écoute, aime, mange, dort, urine, souffre et meurt sur le bois d’une croix. Dépassement du don, de la mort.
Il est Vivant, les ténèbres ne l’ont pas saisi… Il est toujours homme avec un corps, glorifié d’Amour.

Puis, en partant auprès de son Père, il promet un défenseur, le Souffle… Celui de Nazareth, qui nous a donné le Pleinement Humain, Jésus, libéré du péché déshumanisant !

Accueillir l’Esprit, le Souffle, me révèle à moi-même, me re-suscite. Je deviens plus femme, plus homme… Esprit qui humanise.

Bonne Année dans le Vent!