Le temps court et nous avec.
L'Esprit, quant à lui, nous visite sans cesse.
Au temps de relecture, un fil rouge apparaît tel le sillage du semeur.
Marque de fidélité de ce Dieu qui nous précède sur ses chemins.
Dieu au cœur de nos vies... diverses et variées!
"Le blogodialogue" ou "Le blog qui invite au dialogue" est un espace de réflexion sur la vie et sur Dieu. Aux prises avec l'actualité, j'y publie régulièrement des textes, du contenu vidéo, mp3, textes, etc qui invitent chacun, dans le respect de ses croyances et convictions, à s'ouvrir au monde et parcourir un chemin de dialogue avec d'autres.
jeudi 26 février 2009
samedi 14 février 2009
Sacré Benoît !
Sacré Benoît ! Il faut dire que le plus bavarois des souverains pontifes n’a pas bonne presse ces derniers temps. Un livre, « Benoît XVI, le pape incompris » à même abordé ce sujet délicat.
Avouons-le, entendre les propos négationnistes d’un évêque traditionnaliste fraîchement réintégré –parmis trois autres- par le pape, ne pouvais que scandaliser à juste titre l’opinion publique et surtout, nos sœurs et frères juifs. Pourtant, il est bon de rappeler que l’évêque de Rome a personnellement réagit à plusieurs reprises, rappellant sa totale et indiscutable solidarité avec le grand peuple juif et ce qu’il a dû endurer par le passé. Récemment, un échange entre Benoît XVI et la Chancelière allemande Angela Merkel, peut nous rassurer. Durant cet entretien, ils ont réaffirmé leur « commune et profonde adhésion à l’avertissement toujours valable que la Shoah représente pour l’humanité».
Alors sur quel pied devons nous dancer avec Benoît XVI ? Est-il un pape négationniste ? Certainement pas. Ne savait-il pas pour les tendances de Williamson ? Peut-être bien… Une chose est sûre : il s’est fait avoir, ne prévoyant pas de tels propos publiques et médiatisés juste après la levée de l’ex-communication.
Ex-communication… Un mot qui réveille frayeurs et blessures! Mais qu’en est il réellement ici? Il semble que le terme réintégration soit extrêmement dangeureux, voir même trompeur. Notre cher Benoît a, avant tout, levé une ex-communication, ce qui est signe de sa volonté d’entrer dans un chemin de dialogue et de conversion vers l’unité, mais n’est en aucun cas un signe de pleine communion. Pour faire simple, l’unité n’est pas encore rétablie entre Rome et Ecône.
En relisant l’histoire, on apprend que cette rupture date de la fin du Concile Vatican II, une époque de grandes et bénéfiques réformes dans l’Eglise catholique. Effectivement, l’évêque français Mgr Lefèbvre, refusant les avancées conciliaires, avait alors provoqué un schisme en ordonnant plusieurs évêques sans autorisation vaticane. Ce qui créa la Fraternité traditionnaliste Saint Pie X à Ecône, puis dans d’autres régions du monde.
Une fois notre peur d’avoir un pape négationniste estompée, notons que le souci de Benoît XVI est avant tout pastoral, profondément biblique et peut-être peu diplomatique au sens habituel du terme : travailler à l’unité de l’Eglise à l’image du bon berger qui donne sa vie pour ses brebis. Ce pasteur qui, lorsqu’une brebis est perdue, laisse le reste du troupeau pour la retrouver et la soigner. Sauf que cette brebis perdue n’est pas forcément celle de nos illustrations bibliques pour enfants. Elle n’est pas toujours toute jolie et toute rose…
Oui, beaucoup ne comprennent pas la démarche du pape. Ce qui est tout à fait compréhensible, car le travail pour l’unité qui est abordé ici est marche de funambule sur ligne de rasoir : faire, avec le temps, accepter les essentielles réformes du Concile Vatican II à des chrétiens aux tendances pharisiennes. Réformes qui –faut-il le rappeler ?- , invite entre autres à l’ouverture au monde, à l’oecuménise et au dialogue interreligieux, justement…
Terminons par une autre parabole biblique : Le bon grain et… l’ivraie. De la mauvaise herbe pousse dans un champ de grains. La réaction première serait d’enlever toutes ses inutiles herbes pour sauver les pousses prometteuses. Mais non, les arracher pourrait mettre en péril la survie et la croissance du bon grain. Le Maître du champ invite alors les ouvriers à laisser croître ce dernier ainsi que l’ivraie, afin de ne pas perdre les valeureuses germes. Ensuite, au jour de la moisson, viendra le temps de couper ce qui ne vaut rien et de le jeter au feu…
Et si, au milieu de tous ces traditionnalismes, ces intégrismes mauvais pour la croissance de Dieu en l’homme, y avait-il quelques bon grains -aussi bien cachés soient-ils - qui n’attendent qu’une seule et unique chose : Croître et porter du fruit ? Que celui qui a des oreilles, qu’il entende !
Matthias Rambaud
NB En terminant ces quelques lignes, on m’informe que l’évêque négationniste Williamson a été relevé de sa charge de directeur de séminaire par la Fraternité Saint Pie X elle-même. Le jour où le moissonneur sort pour la moisson aurait-il déjà sonné ?
Avouons-le, entendre les propos négationnistes d’un évêque traditionnaliste fraîchement réintégré –parmis trois autres- par le pape, ne pouvais que scandaliser à juste titre l’opinion publique et surtout, nos sœurs et frères juifs. Pourtant, il est bon de rappeler que l’évêque de Rome a personnellement réagit à plusieurs reprises, rappellant sa totale et indiscutable solidarité avec le grand peuple juif et ce qu’il a dû endurer par le passé. Récemment, un échange entre Benoît XVI et la Chancelière allemande Angela Merkel, peut nous rassurer. Durant cet entretien, ils ont réaffirmé leur « commune et profonde adhésion à l’avertissement toujours valable que la Shoah représente pour l’humanité».
Alors sur quel pied devons nous dancer avec Benoît XVI ? Est-il un pape négationniste ? Certainement pas. Ne savait-il pas pour les tendances de Williamson ? Peut-être bien… Une chose est sûre : il s’est fait avoir, ne prévoyant pas de tels propos publiques et médiatisés juste après la levée de l’ex-communication.
Ex-communication… Un mot qui réveille frayeurs et blessures! Mais qu’en est il réellement ici? Il semble que le terme réintégration soit extrêmement dangeureux, voir même trompeur. Notre cher Benoît a, avant tout, levé une ex-communication, ce qui est signe de sa volonté d’entrer dans un chemin de dialogue et de conversion vers l’unité, mais n’est en aucun cas un signe de pleine communion. Pour faire simple, l’unité n’est pas encore rétablie entre Rome et Ecône.
En relisant l’histoire, on apprend que cette rupture date de la fin du Concile Vatican II, une époque de grandes et bénéfiques réformes dans l’Eglise catholique. Effectivement, l’évêque français Mgr Lefèbvre, refusant les avancées conciliaires, avait alors provoqué un schisme en ordonnant plusieurs évêques sans autorisation vaticane. Ce qui créa la Fraternité traditionnaliste Saint Pie X à Ecône, puis dans d’autres régions du monde.
Une fois notre peur d’avoir un pape négationniste estompée, notons que le souci de Benoît XVI est avant tout pastoral, profondément biblique et peut-être peu diplomatique au sens habituel du terme : travailler à l’unité de l’Eglise à l’image du bon berger qui donne sa vie pour ses brebis. Ce pasteur qui, lorsqu’une brebis est perdue, laisse le reste du troupeau pour la retrouver et la soigner. Sauf que cette brebis perdue n’est pas forcément celle de nos illustrations bibliques pour enfants. Elle n’est pas toujours toute jolie et toute rose…
Oui, beaucoup ne comprennent pas la démarche du pape. Ce qui est tout à fait compréhensible, car le travail pour l’unité qui est abordé ici est marche de funambule sur ligne de rasoir : faire, avec le temps, accepter les essentielles réformes du Concile Vatican II à des chrétiens aux tendances pharisiennes. Réformes qui –faut-il le rappeler ?- , invite entre autres à l’ouverture au monde, à l’oecuménise et au dialogue interreligieux, justement…
Terminons par une autre parabole biblique : Le bon grain et… l’ivraie. De la mauvaise herbe pousse dans un champ de grains. La réaction première serait d’enlever toutes ses inutiles herbes pour sauver les pousses prometteuses. Mais non, les arracher pourrait mettre en péril la survie et la croissance du bon grain. Le Maître du champ invite alors les ouvriers à laisser croître ce dernier ainsi que l’ivraie, afin de ne pas perdre les valeureuses germes. Ensuite, au jour de la moisson, viendra le temps de couper ce qui ne vaut rien et de le jeter au feu…
Et si, au milieu de tous ces traditionnalismes, ces intégrismes mauvais pour la croissance de Dieu en l’homme, y avait-il quelques bon grains -aussi bien cachés soient-ils - qui n’attendent qu’une seule et unique chose : Croître et porter du fruit ? Que celui qui a des oreilles, qu’il entende !
Matthias Rambaud
NB En terminant ces quelques lignes, on m’informe que l’évêque négationniste Williamson a été relevé de sa charge de directeur de séminaire par la Fraternité Saint Pie X elle-même. Le jour où le moissonneur sort pour la moisson aurait-il déjà sonné ?
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